Il y a parfois des sujets qui nous étonnent.

Ils nous étonnent car ils n’ont… jamais été traités !

Cela fut le cas pour ma dernière pièce, Le dernier baiser de Mozart.

Lorsque je découvris que l’une des plus belles oeuvres du répertoire classique, le Requiem de Mozart, avait été composée à moitié par lui, et à moitié par un autre jeune homme, plus jeune encore, Franz Xaver Süssmayer, et à la demande de la jeune veuve de Wolgang, Constance, je fus étonné, même sidéré, que personne n’ait écrit une pièce sur le sujet.

Bien entendu, je lu le plus de choses possibles sur cet homme incroyable qu’était Mozart, et comme un enquêteur je traçai d’abord les grandes lignes de cet évènement, survenu en 1791, lorsqu’il disparut, à 35 ans.

La situation est simple, Constance, à Vienne, un soir de décembre, peu après la disparition de son mari, a invité Franz à venir la voir.

La pièce est une joute verbale d’une heure vingt minutes, dans laquelle il est question d’amour, de mort, de génie, d’argent, de création.

La dramaturgie fut complexe, car il faut apprendre au spectateur ce qu’il ne sait pas forcément, tout en lui offrant une histoire, une situation, des émotions.

La pièce fut publiée, puis représentée à Paris, au Petit Montparnasse.

Ce fut un beau succès, 100 représentations, et pour l’auteur aussi, beaucoup d’émotion.

La pièce, le Dernier Baiser de Mozart, vient d’être traduite en anglais, et elle va exister prochainement à Londres et à New-York.

Mozart est un sujet international…